Contexte
Les alternatives végétales à la viande se multiplient dans les rayons et les assiettes. Mais quel est leur véritable impact carbone ? C’est la question à laquelle plusieurs entreprises ont souhaité répondre en réalisant des analyses de cycle de vie (ACV) de leurs produits.
Cette méthode permet d’évaluer l’impact environnemental d’un produit à différentes étapes de son existence : production des matières premières, transformation, emballage, transport et fin de vie. Une approche qui permet de dépasser la seule question des ingrédients pour mesurer plus largement l’empreinte environnementale des aliments.
Enjeux
Face à l’augmentation de l’offre de substituts végétaux, plusieurs entreprises cherchent à se démarquer de la concurrence et à valoriser leurs produits en communiquant sur leur impact carbone.
Les résultats dévoilent un premier chiffre pour les produits « La Vie » : les émissions de gaz à effet de serre de leurs produits sont inférieures de 80% à celle du porc. De son côté, HappyVore vient de publier l’étude complète de cycle de vie de ses 5 produits phares. Toute la chaîne a été passée au crible : des ingrédients en passant par la production, les emballages, la logistique…
« En moyenne, un produit HappyVore émet 12 fois moins de kg équivalent CO₂ et nécessite 2,8 fois moins d’eau que son équivalent carné. » indique l’étude. Même démarche chez Kokiriki qui ambitionne de ne s’approvisionner qu’auprès de producteurs tricolores d’ici à la fin de l’année.
Ces résultats mettent en lumière le potentiel des alternatives végétales pour réduire l’empreinte carbone de notre alimentation. Ils restent toutefois à interpréter en fonction des ingrédients, des procédés de fabrication et des produits carnés auxquels ils sont comparés.
Les alternatives végétales en chiffres
- 12fois moinsÉmissions de GES
- 2,8fois moinsImpact sur la ressource en eau
- 31fois moinsÉmissions du steak végétal face au bœuf
Produit animal de référence (100 %)Alternative végétale
Des résultats encourageants, mais variables selon les produits
Toutes les alternatives végétales ne présentent pas le même bilan carbone, et tous les produits carnés n’ont pas non plus le même impact environnemental.
Dans l’étude réalisée par Agrosolutions pour HappyVore, les écarts varient sensiblement selon les produits comparés. Le steak végétal affiche ainsi des émissions de gaz à effet de serre 31 fois inférieures à celles de son équivalent à base de bœuf, tandis que les nuggets végétaux présentent un impact carbone 2,5 fois inférieur à celui des nuggets carnés.
Ces différences rappellent qu’au-delà du caractère végétal d’un produit, c’est aussi la nature des ingrédients et de l’aliment remplacé qui compte. D’où l’intérêt des analyses de cycle de vie pour mieux comprendre ces impacts et éviter les comparaisons trop générales.
Au-delà du carbone, qu’en est-il de la composition ?
Si l’impact environnemental constitue un argument important, il ne suffit pas à lui seul pour évaluer l’intérêt d’une alternative végétale.
Pour reproduire le goût, la texture ou l’apparence de la viande, certains substituts nécessitent plusieurs étapes de transformation et l’ajout de différents ingrédients. D’autres alternatives, comme les légumineuses, peuvent être cuisinées plus simplement.
L’enjeu n’est donc pas seulement de remplacer la viande, mais aussi de réfléchir à la composition et à la diversité de notre alimentation.
Le grain de sel de Canopée
Au-delà de l’impact carbone de ces produits, il est intéressant de s’interroger sur leur qualité nutritionnelle et leur degré de transformation. Car si les alternatives peuvent présenter un intérêt environnemental, elles ne sont pas toutes équivalentes sur le plan nutritionnel. Leur composition, leur teneur en protéines, en sel ou encore en matières grasses méritent aussi notre attention.
D’autres alternatives existent et ne sont pas toujours celles qui ressemblent le plus à la viande !
La végétalisation peut aussi passer par des recettes simples et gourmandes : dhal de lentilles, chili de haricots rouges, curry de pois chiches, lasagnes aux légumes et légumineuses…
Des recettes à base d’ingrédients simples, qui permettent de diversifier les sources de protéines et de faire une place plus importante au végétal dans nos assiettes.
De quoi faire évoluer l’assiette en variant les plaisirs !
FAQ
Globalement, les alternatives végétales présentent une empreinte carbone inférieure à celle de leurs équivalents carnés, particulièrement lorsqu’elles remplacent la viande de bœuf. L’impact varie néanmoins selon les ingrédients, les procédés de fabrication et les produits comparés.
L’ACV est une méthode permettant d’évaluer les impacts environnementaux d’un produit alimentaire à différentes étapes de son cycle de vie : production des matières premières, transformation, emballage, transport et fin de vie. Elle peut notamment mesurer les émissions de gaz à effet de serre et les impacts sur les ressources en eau.
Il existe de nombreuses alternatives à base d’ingrédients simples : lentilles, pois chiches, haricots rouges, céréales et légumes. Des recettes comme le dhal, le chili végétarien ou le curry de pois chiches permettent de diversifier les sources de protéines tout en privilégiant une alimentation variée et gourmande.









